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À titre informatif uniquement — ne constitue pas un avis médical
Quelle gravité ?
Risque de décès
Non
Vaccin disponible ?
Délai des symptômes
Pays touchés
Épidémies actives
Le risque pour les voyageurs est faible, sauf en cas d'exposition à des produits sanguins ou du matériel médical non stérile. Évitez tatouages, piercings et soins médicaux dans des établissements à l'hygiène douteuse. Il n'existe pas de vaccin pré-voyage — la prévention repose sur l'évitement de l'exposition au sang.
Infection virale à transmission sanguine causant une hépatopathie chronique, une cirrhose et un cancer du foie. Guérissable par antiviraux à action directe (taux de guérison >95 %) mais aucun vaccin n'existe. ~50 millions de personnes chroniquement infectées dans le monde.
Infection virale du foie, transmise principalement par contact sanguin.
L'hépatite C est causée par le virus de l'hépatite C (VHC), un virus à ARN enveloppé de la famille des Flaviviridae comptant 8 génotypes majeurs (GT1–8). Contrairement aux hépatites A et B, il n'existe PAS de vaccin contre l'hépatite C. La transmission est sanguine : injections non sécurisées et transfusions (voie majeure mondiale), usage de drogues injectables, piqûres accidentelles, tatouages/piercings avec du matériel non stérilisé, et plus rarement transmission sexuelle ou verticale (mère-enfant). Le VHC est remarquable par sa capacité à échapper au système immunitaire — 55–85 % des personnes infectées en phase aiguë développent une infection chronique (contre <5 % pour le VHB chez l'adulte). La révolution thérapeutique est venue avec les antiviraux à action directe (AAD) atteignant >95 % de réponse virologique soutenue (guérison), transformant l'hépatite C d'une condamnation chronique en une maladie curable.
Consultez un médecin si :
Ictère (jaunissement de la peau/des yeux) avec urines foncées — peut indiquer une hépatite aiguë
VHC connu avec : gonflement abdominal (ascite), confusion (encéphalopathie), ou vomissements de sang (hémorragie variqueuse)
Fatigue chronique inexpliquée avec transaminases élevées
Consultez en URGENCE si :
Vomissements de grandes quantités de sang ou selles noires goudronneuses (hémorragie variqueuse — urgence vitale)
Confusion, somnolence ou changements de personnalité en cas de maladie hépatique connue (encéphalopathie hépatique)
Douleur intense de l'hypochondre droit avec fièvre (possible abcès hépatique ou décompensation aiguë)
Fièvre et distension abdominale chez un patient avec ascite (péritonite bactérienne spontanée)
Signes et symptômes les plus courants
Hépatite C aiguë (6 premiers mois après l'infection) :
80 % des infections aiguës sont ASYMPTOMATIQUES — « l'épidémie silencieuse »
Quand symptomatique (20 %) : fatigue, anorexie, nausées, gêne abdominale, urines foncées, ictère (généralement modéré)
Incubation : 2–26 semaines (moyenne 6–10 semaines)
Hépatite fulminante : extrêmement rare (<1 %)
Clairance spontanée : 15–45 % éliminent le virus sans traitement (plus probable chez les femmes et en cas d'infection aiguë symptomatique)
Hépatite C chronique (>6 mois — concerne 55–85 % des infectés) :
Décennies de progression silencieuse : La plupart des patients sont asymptomatiques pendant 10–30 ans tandis que les lésions hépatiques s'accumulent
Symptômes non spécifiques : Fatigue chronique (plainte la plus fréquente), « brouillard cérébral », dépression, myalgies, arthralgies
Manifestations extra-hépatiques (jusqu'à 40 % des patients VHC chroniques) : – Cryoglobulinémie mixte : vascularite, purpura, arthrite, glomérulonéphrite – Diabète de type 2 (risque multiplié par 2–3) – Porphyrie cutanée tardive (dermatose bulleuse) – Lymphome non hodgkinien à cellules B – Lichen plan, syndrome sec, thyroïdite
Maladie hépatique avancée (après 15–30 ans) : – Cirrhose : 15–30 % des infectés chroniques – Hypertension portale : ascite, varices œsophagiennes, encéphalopathie hépatique – Carcinome hépatocellulaire (CHC) : 1–4 % par an chez les cirrhotiques
Connaître les symptômes est la première étape pour une réaction rapide.
Comment cette maladie est identifiée
Dépistage (qui tester) :
Tous les adultes ≥18 ans au moins une fois (recommandation HAS 2019/CDC 2020)
Usagers de drogues IV, receveurs de produits sanguins avant 1992, VIH+, hémodialysés, exposition professionnelle, enfants de mères VHC+, ALT élevées
Algorithme diagnostique :
Étape 1 — Anticorps anti-VHC (EIA/ELISA) : Test de dépistage
positif indique une infection actuelle ou passée
séroconversion 4–10 semaines après l'exposition
Étape 2 — ARN du VHC (PCR quantitative) : Confirme l'infection active (détectable dès 1–2 semaines après l'exposition)
aussi utilisé pour le suivi du traitement – Anti-VHC positif + ARN VHC positif = infection active (aiguë ou chronique) – Anti-VHC positif + ARN VHC négatif = infection résolue (spontanément ou traitée)
Étape 3 — Génotypage du VHC : Détermine le génotype (1–8)
les AAD pangénotypiques ont réduit l'importance du génotypage
Évaluation de la fibrose : Score FIB-4, APRI (non invasifs)
élastométrie hépatique (FibroScan) — seuil >12,5 kPa suggère une cirrhose
biopsie hépatique rarement nécessaire désormais
Bilan hépatique : Les ALT peuvent être normales même avec une fibrose significative
Dépistage du CHC : Échographie + AFP tous les 6 mois chez les cirrhotiques (se poursuit même après guérison)
Méthodes de traitement disponibles
Antiviraux à action directe (AAD) — traitement curatif : Les AAD ciblent les protéines du VHC (protéase NS3/4A, NS5A, polymérase NS5B) et guérissent >95 % des patients avec 8–12 semaines de traitement oral.
Schémas pangénotypiques (tous génotypes — préférés par l'OMS) :
Sofosbuvir/Velpatasvir (Epclusa) : 1 comprimé/jour × 12 semaines
95 % RVS12
recommandé en 1re ligne par l'OMS
Glecaprevir/Pibrentasvir (Maviret) : 3 comprimés/jour × 8 semaines (non cirrhotique, naïf) ou 12 semaines (cirrhotique)
97 % RVS12
Populations particulières :
Cirrhose décompensée : Sofosbuvir/Velpatasvir (éviter les inhibiteurs de protéase)
Post-transplantation : AAD sûrs et efficaces
Co-infection VIH/VHC : Schémas AAD standard
vérifier les interactions avec les antirétroviraux
Insuffisance rénale (DFG <30) : Glecaprevir/Pibrentasvir préféré
Surveillance :
RVS12 (réponse virologique soutenue à 12 semaines post-traitement) = guérison
La surveillance du cancer du foie se poursuit indéfiniment chez les patients cirrhotiques avant traitement (la guérison n'élimine pas le risque de CHC)
Pas d'immunité post-guérison — la réinfection est possible
La plupart des cas sont traités efficacement grâce à un diagnostic précoce.
Comment se protéger
Aucun vaccin n'existe pour l'hépatite C. La prévention repose sur la réduction des risques :
Sécurité transfusionnelle :
Dépistage systématique du sang et des organes donnés
Pratiques d'injection sécurisées : aiguilles et seringues à usage unique
Campagnes OMS « injection sûre » dans les pays à revenus faibles et intermédiaires
Réduction des risques (pour les usagers de drogues IV) :
Programmes d'échange de seringues
Traitement de substitution aux opiacés (méthadone, buprénorphine)
« Traitement comme prévention » : guérir les infections actives réduit la charge virale communautaire
En milieu de soins :
Précautions standard pour l'exposition au sang/fluides corporels
Stérilisation appropriée du matériel médical et dentaire
Protocole post-exposition : ARN VHC initial → contrôle à 4–6 semaines → traitement précoce si séroconversion
Pour les voyageurs :
Éviter les procédures médicales/dentaires non stériles dans les pays à contrôle limité de l'infection
Refuser les injections inutiles (certains contextes administrent systématiquement des médicaments injectables quand la voie orale suffirait)
Pour tatouage/piercing : s'assurer d'aiguilles et pots d'encre à usage unique
Emporter une trousse médicale personnelle (aiguilles, sutures stériles) pour les soins d'urgence en zone reculée
Éviter le partage d'objets personnels pouvant être contaminés par du sang (rasoirs, brosses à dents, coupe-ongles)
La préparation est la meilleure protection.
Risque pour les voyageurs :
L'hépatite C n'est PAS une préoccupation vaccinale typique du voyageur (aucun vaccin n'existe), mais les voyageurs doivent être conscients des risques d'exposition sanguine
Scénarios à risque accru : – Tourisme médical/dentaire dans des pays à contrôle de l'infection suboptimal (surtout procédures injectables, dialyse, transfusions) – Tatouages et piercings à l'étranger (surtout en contexte non réglementé) – Séjours prolongés dans des pays à haute prévalence avec possibilité de soins médicaux d'urgence – Voyageurs aventuriers pouvant nécessiter un traitement de plaies en urgence en zone reculée
Mesures de protection : – Emporter une trousse médicale personnelle avec du matériel stérile – Assurance d'évacuation médicale pour les blessures graves – Refuser les injections inutiles — demander si des alternatives orales existent – Si vous recevez des soins médicaux à l'étranger, confirmer l'utilisation d'aiguilles/seringues à usage unique
Post-voyage : Envisager un dépistage VHC si procédures médicales/dentaires invasives, tatouages ou exposition au sang pendant le voyage
L'hépatite C est désormais guérissable — le dépistage et le traitement précoces préviennent toutes les complications
Statistiques et données géographiques
L'OMS estime 50 millions de personnes vivant avec une infection chronique par le VHC (2024), avec 1 million de nouvelles infections et ~242 000 décès par an :
Régions à plus forte prévalence : – Méditerranée orientale/Moyen-Orient : Égypte (transmission iatrogène historique — campagnes d'injections anti-bilharziose ; aujourd'hui à la pointe de l'élimination mondiale), Pakistan (~8 millions d'infectés) – Asie centrale : Mongolie, Ouzbékistan, Géorgie – Afrique subsaharienne : Cameroun, Gabon, Burundi – Asie de l'Est : Chine (~10 millions), Japon (en déclin)
Distribution des génotypes : GT1 (mondial, le plus fréquent), GT3 (Asie du Sud, risque de cirrhose/CHC le plus élevé), GT4 (Moyen-Orient, Afrique), GT6 (Asie du Sud-Est)
Facteurs de transmission par région : – Pays à hauts revenus : usage de drogues injectables (principal) ; HSH avec co-infection VIH – Pays à revenus faibles/intermédiaires : injections médicales non sécurisées (l'OMS estime que 5 % des injections dans certains pays utilisent du matériel réutilisé), produits sanguins non dépistés
Progrès vers l'élimination : Objectif OMS : 90 % diagnostiqués, 80 % traités d'ici 2030. En 2024, seuls ~36 % diagnostiqués et ~20 % traités au niveau mondial. L'Égypte est la plus proche de l'élimination (>4 millions de personnes traitées par AAD via le programme national).
Coût : Le prix des AAD a chuté drastiquement — sofosbuvir/velpatasvir générique disponible pour <100 $/cure dans certains pays à revenus faibles (contre 84 000 $ pour le Sovaldi original en 2013)
Complications potentielles
Histoire naturelle sans traitement (sur 20–30 ans) :
Hépatite chronique : 55–85 % des personnes infectées
Cirrhose : 15–30 % des infectés chroniques (accélérée par l'alcool, la co-infection VIH, la stéatose, le sexe masculin, l'âge à l'infection >40 ans)
Carcinome hépatocellulaire (CHC) : 1–4 % par an chez les cirrhotiques (le VHC est la première cause de transplantation hépatique au niveau mondial)
Décès lié au foie : contribue significativement aux ~242 000 décès par hépatite C par an (OMS 2024)
Complications spécifiques :
Hypertension portale : Varices œsophagiennes/gastriques (mortalité 15–20 % par hémorragie), ascite, péritonite bactérienne spontanée, encéphalopathie hépatique
CHC : Même après guérison par AAD, les patients cirrhotiques conservent un risque annuel de CHC de 1–3 % — surveillance à vie nécessaire
Vascularite cryoglobulinémique : Dépôts de complexes immuns → purpura, neuropathie, glomérulonéphrite ; résolution chez la plupart après guérison du VHC
Atteinte rénale : Glomérulonéphrite membranoproliférative (GNMP)
Complications métaboliques : Insulinorésistance, diabète de type 2, stéatose (surtout GT3)
Lymphome B : Risque multiplié par 20–30 ; diminue après guérison
Risque cardiovasculaire : Données émergentes d'athérosclérose accrue
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Conditions générales d’utilisationDonnées épidémiologiques récentes de l'Observatoire mondial de la santé de l'OMS.
Source: WHO GHO OData ↗
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